Maxime +

Aide aux enfants gravement malade de l’Yonne - cancers et leucémies

Accueil > Dossiers > Avec la maladie, la vie continue > Stage en milieu médicalisé

Stage en milieu médicalisé

lundi 19 septembre 2005, par Marie P

Marie P, une jeune élève de troisième a fait son stage professionel en milieu hospitalier.

En milieu de 3e, chaque élève de mon collège devait effectuer un stage en entreprise. Désirant exercer plus tard la profession de pédopsychiatre, l’idée d’une semaine dans le domaine médical m’est parue tout à fait appropriée. C’est pour ça que j’ai choisi de contacter Christine Géricot, professeur d’arts plastiques au service pédiatrie de l’Institut Gustave Roussy à Villejuif (94).

Christine a gentiment accepté de m’accueillir à ses côtés les 3 jours de la semaine où elle travaillait à l’Institut, puis elle a demandé à une éducatrice de prendre le relais... Ma tutrice de stage a été très enthousiaste avec moi, elle m’a présenté aux infirmières, aux clowns, aux animateurs, aux institutrices, aux éducatrices, aux stagiaires, à un pédopsychiatre et à quelques enfants qui fréquentaient son atelier situé au centre du service.

Cet atelier est adapté aux jeunes malades. Par exemple : les chaises roulantes peuvent se glisser sous les tables. C’est une très belle salle qui comporte beaucoup de matériel en 2D et 3D.
Le métier de Christine consiste à donner aux enfants des moyens plastiques et graphiques qui les amènent à créer, mais aussi de leur donner la possibilité de s’exprimer autrement que par la parole.

Christine Géricot a été la première enseignante de France à travailler dans un centre hospitalier. Son travail est humainement très riche : elle aide les enfants dans le parcours de leur maladie, établit des relations très privilégiées avec eux, apprécie de bien les connaître.

Ce stage a été comme une révélation pour moi, C’est pour aider des enfants comme ceux que j’ai rencontrés que je souhaite travailler. Je ne veux pas d’un travail quelconque, j’ai besoin de me rendre utile.
Ces jeunes malades vivent l’épreuve la plus difficile de leur vie. Ils font pourtant preuve d’un courage exemplaire, même les plus petits. Et je suis pleine d’admiration pour eux.

Marie P., 15 ans